dimanche 27 mai 2012
Le Peuple de l'Invisible
dimanche 19 février 2012
Chiaroscuro romance with the sea
lundi 13 février 2012
I'd love to pick you like a delicate forget-me-nots,
caught in the magic web of words
-sometimes sweet, sometimes sour
invocations of thy name; thy joy; thy sorrow.
As you're darting though the dark forest of dreams,
setting fire to the daffodils;
I crave to follow you;
tiny dragonfly hanging on your wings
and waving sweet goodbye to the older you and me.
dreamers should one day part,
eternity is but a beloved lie
adorned with promises of the lark.
In the reverie of one night,
I foresee the destiny of thy bleeding heart;
glowing unforgiven tears;
concealed with loathsome happy smiles.
Could thou be more paradoxical,
hidden in your cabin of fantasies-how magical-
daydreaming this crappy carousel would one day end?
Admired for your contradiction,
my walking enigma;
I shall never touch your pure aura
for fear my love diluted your sweet apparition.
mardi 17 janvier 2012
Le beau? (notes brouillonnes)
Certains associent l'idée du beau à celle de "l'agréable". Mais le beau n'implique généralement que la vue. L'agréable implique les autres sens, et touche à la notion de plaisir qui est une sensation corporelle. Mais le lien beauté/plaisir ne tient pas la route car la personne jugée belle ne garantit pas de "plaisir" pour autant! Le plaisir ressenti face à sa contemplation ressemble à celui ressenti lors de la contemplation d'une statue, d'un tableau, d'un paysage que l'on trouve esthétiquement harmonieux, stable, régulier. Certes, une certaine beauté se dégage d'une personne vivante en mouvement, mais dans cette "contemplation", on ne peut s'y perdre, ni mettre tellement du nôtre comme dans une oeuvre d'art immobile-réceptacle de nos projections et désirs. Face à la belle personne, nous sommes aussi attirés par la conjugaison nouvelle des sens et du mouvement (non trouvée dans la contemplation d'oeuvres d'art). Ce qui nous attire dans la "beauté animée" de la belle personne, c'est son aspect nouveau, autre mais proche, partenaire sexuel potentiel identique mais différent, identique et dans cette similarité on y retrouve le point commun avec la contemplation de ses propres idées dans une oeuvre : on contemple un peu de soi et de ses projections dans autrui ; autrui demeure dans ces moments-là le fameux miroir agréable. Mais dans cet aspect nouveau de l'autre se loge aussi une quête de soi : on est attiré par la nouveauté, car elle représente ce que nous n'avons pas exploré, ce que nous ne connaissons pas de nous : l'autre qui nous attire demeure notre lien vers le monde. Sans autrui, nous vivons dans le pur solipsisme, et sans notre engagement envers autrui, le désir irrationnel de le suivre, l'impulsion grégaire de s'entourer de monde autour de nous fait qu'autrui nous sert un peu de fil d'Ariane dans le dédale vivant que nous traversons quotidiennement, presque aveuglement.
La beauté plastique ne m'émeut pas tant : je la contemple, je m'y perds (dans l'harmonie parfaite), j'y contemple mes propres songes/pensées, mais je ne suis pas "aroused". Par contre, ce qui me fait plus d'effet, c'est l'Eros absolu : le voilé/dévoilé, laisser entrevoir, cela attise le désir et donc le plaisir (bien que le plaisir puisse aussi naître de la contemplation du beau), mais c'est un vrai plaisir-quête de +/désir. Pour moi, la beauté seule n'est pas suffisante, je préfère qu'elle soit animée par une chaleur, un désir de vivre, une certaine impétuosité, qu'elle incarne ce que je n'ose pas être et admire, et aimerais devenir. Mais le désir s'instaure souvent pour des êtres qui ont plus vécu, qui ont ce bonus d'expériences, car ce sont des fils d'Ariane plus intéressants que ceux qui en savent autant que moi. J'aime qu'être avec cette personne soit à la fois un défi et l'impression d'être avec un pair, un sentiment constant de jouer sa place et d'être avec les siens, à sa place.
jeudi 22 décembre 2011
Tout est possible
jeudi 8 décembre 2011
Emilie la serrurière
je sautille de coquelicot en coquelicot,
le sourire en bandoulière,
mes songes pour idéaux,
et mes écrits pour doux vaisseaux.
Je navigue de contrée en contrée,
m'enivre de chaque parfum, chaque nectar,
et puise de ces cocktails magiques,
de longs poèmes qui offrent des clés.
Qui eut crû que je deviendrai un jour serrurière ?
Je fabrique des kyrielles de petites clés,
clés de fée ou bien clés des champs,
elles ouvrent les portes de maisons qui n'existent pas
et font naître de petites demeures aux frontières des rêves.
Quelques minutes pour acheter la maisonnée,
et pour toujours un songe y reste bien implanté.
Il parle aux habitants, les apprivoise,
et finit par se multiplier, et faire tinter
d'autres petits rires-éclair dans les chaumières !
Nos rêves nous portent,
doux vaisseaux tentaculaires,
pieuvres vagabondes et longues nuits ailées,
vers ces plages d'étreintes imaginaires,
et ces vallées de mots qui s'élargissent sans arrêt.
Comme éclate une chanson-fée dans les rayons de juillet,
je navigue de toit en toit, et dissous les barrières,
armée de clés aux petits rires-éclair.
Pause verte
mardi 6 décembre 2011
's wonderful, marvellous...
Je commence dés demain à travers un petit périple dans la ville de Poitiers, armée du Canon, et du désir de découvrir le hidden Poitiers, le Poitiers underground, de dénicher des petits trésors. Au rapport tomorrow night.