dimanche 27 mai 2012

Le Peuple de l'Invisible

Je conseille cet excellent documentaire de Jean-Michel Roux sur le peuple de l'invisible. Il est allé interroger des habitants islandais au sujet de leurs croyances et des légendes peuplant les esprits. Beaucoup de témoignages intrigants au sujet des elfes notamment. Un beau voyage dans la culture et l'imaginaire nordique...


dimanche 19 février 2012

Chiaroscuro romance with the sea

 
 
 
  
Les coquillages se perdent dans la chevelure ondulatoire de la mer. 
Nos idéaux, portés par le remous des vagues iodées, fusionnent.

lundi 13 février 2012

Floral kisses and sunset goodbyes, 
the sound of holy devils singing "die, die, die!" 
The earth split up, and dreams fell apart; 
it is the midnight glory, 
the crucial lie, so lonely, 
crawling itself a way into your veins; 
dark flowing vessels carrying Charon's message, 
carving the oblivion in our language: 
life after death after life after what? 
what is the goal after all? 
This maze we're caught in 
is nothing but a craze we've bought, dear; 
ten thousands squid embryos looking at us; 
sad sad eyes attempting to drown humanity 
and sink it into despair. 
Enfolding their black preened wings 
to enrapture our self-loathed souls lacking seeds of humanity; 
Encouraging dark mean links to grow and stir 
the holy devils raging inside instinctively.
As you vanish like a dying star in the twilight of your thoughts;
I'd love to pick you like a delicate forget-me-nots,
caught in the magic web of words
-sometimes sweet, sometimes sour
invocations of thy name; thy joy; thy sorrow.
As you're darting though the dark forest of dreams,
setting fire to the daffodils;
I crave to follow you;
tiny dragonfly hanging on your wings
and waving sweet goodbye to the older you and me.
If lovers have to die,
dreamers should one day part,
eternity is but a beloved lie
adorned with promises of the lark.
In the reverie of one night,
I foresee the destiny of thy bleeding heart;
glowing unforgiven tears;
concealed with loathsome happy smiles.
Could thou be more paradoxical,
hidden in your cabin of fantasies-how magical-
daydreaming this crappy carousel would one day end?
Admired for your contradiction,
my walking enigma;
I shall never touch your pure aura
for fear my love diluted your sweet apparition.

mardi 17 janvier 2012

Le beau? (notes brouillonnes)

On dit que la beauté est subjective. Mais on dit aussi que le beau n'est que l'équation de l'harmonie et de la symétrie. On trouve beaux ceux avec qui on veut secrètement se reproduire, pour la survie d'une espèce belle. Mais moi je crois surtout que le beau équivaut à ce qui n'est pas dérangeant visuellement, cela se rapproche de la symétrie, d'un aspect manifestement lisse.

Certains associent l'idée du beau à celle de "l'agréable". Mais le beau n'implique généralement que la vue. L'agréable implique les autres sens, et touche à la notion de plaisir qui est une sensation corporelle. Mais le lien beauté/plaisir ne tient pas la route car la personne jugée belle ne garantit pas de "plaisir" pour autant! Le plaisir ressenti face à sa contemplation ressemble à celui ressenti lors de la contemplation d'une statue, d'un tableau, d'un paysage que l'on trouve esthétiquement harmonieux, stable, régulier. Certes, une certaine beauté se dégage d'une personne vivante en mouvement, mais dans cette "contemplation", on ne peut s'y perdre, ni mettre tellement du nôtre comme dans une oeuvre d'art immobile-réceptacle de nos projections et désirs. Face à la belle personne, nous sommes aussi attirés par la conjugaison nouvelle des sens et du mouvement (non trouvée dans la contemplation d'oeuvres d'art). Ce qui nous attire dans la "beauté animée" de la belle personne, c'est son aspect nouveau, autre mais proche, partenaire sexuel potentiel identique mais différent, identique et dans cette similarité on y retrouve le point commun avec la contemplation de ses propres idées dans une oeuvre : on contemple un peu de soi et de ses projections dans autrui ; autrui demeure dans ces moments-là le fameux miroir agréable. Mais dans cet aspect nouveau de l'autre se loge aussi une quête de soi : on est attiré par la nouveauté, car elle représente ce que nous n'avons pas exploré, ce que nous ne connaissons pas de nous : l'autre qui nous attire demeure notre lien vers le monde. Sans autrui, nous vivons dans le pur solipsisme, et sans notre engagement envers autrui, le désir irrationnel de le suivre, l'impulsion grégaire de s'entourer de monde autour de nous fait qu'autrui nous sert un peu de fil d'Ariane dans le dédale vivant que nous traversons quotidiennement, presque aveuglement.

La beauté plastique ne m'émeut pas tant : je la contemple, je m'y perds (dans l'harmonie parfaite), j'y contemple mes propres songes/pensées, mais je ne suis pas "aroused". Par contre, ce qui me fait plus d'effet, c'est l'Eros absolu : le voilé/dévoilé, laisser entrevoir, cela attise le désir et donc le plaisir (bien que le plaisir puisse aussi naître de la contemplation du beau), mais c'est un vrai plaisir-quête de +/désir. Pour moi, la beauté seule n'est pas suffisante, je préfère qu'elle soit animée par une chaleur, un désir de vivre, une certaine impétuosité, qu'elle incarne ce que je n'ose pas être et admire, et aimerais devenir. Mais le désir s'instaure souvent pour des êtres qui ont plus vécu, qui ont ce bonus d'expériences, car ce sont des fils d'Ariane plus intéressants que ceux qui en savent autant que moi. J'aime qu'être avec cette personne soit à la fois un défi et l'impression d'être avec un pair, un sentiment constant de jouer sa place et d'être avec les siens, à sa place.

jeudi 22 décembre 2011

Tout est possible

Après une conversation stimulante avec un très cher ami, je me rends compte que malgré notre sentiment d'être la génération paumée, dupée, naviguant entre deux eaux, bercée par le climat d'abondance dans lequel nous ont élevés nos aînés, mais déchirée par une réalité frileuse et stérile, nous devons nous faire ce devoir envers nous-mêmes : briser les frontières d'une dure réalité, et faire preuve d'audace et d'inventivité. Laisser tomber nos anciennes croyances, brûler symboliquement notre liste de diplômes, et se lancer, avec nos petites expériences, nos qualités, dans le salad bowl bouillonnant du monde du travail. Ne plus se laisser berner par les murs que certains construisent à nos dépens, murs de fiction et de subjectivité, mais se battre dans cette arène, car celui qu'on représente, c'est nous-même, et personne ne le fera à notre place! Le grand saut dans la vie adulte c'est ça : savoir que le seul responsable de notre réussite, c'est nous-même.


jeudi 8 décembre 2011

Emilie la serrurière

Comme éclate le rire-éclair d'un lutin d'hiver,

je sautille de coquelicot en coquelicot,

le sourire en bandoulière,

mes songes pour idéaux,

et mes écrits pour doux vaisseaux.

Je navigue de contrée en contrée,

m'enivre de chaque parfum, chaque nectar,

et puise de ces cocktails magiques,

de longs poèmes qui offrent des clés.

Qui eut crû que je deviendrai un jour serrurière ?

Je fabrique des kyrielles de petites clés,

clés de fée ou bien clés des champs,

elles ouvrent les portes de maisons qui n'existent pas

et font naître de petites demeures aux frontières des rêves.

Quelques minutes pour acheter la maisonnée,

et pour toujours un songe y reste bien implanté.

Il parle aux habitants, les apprivoise,

et finit par se multiplier, et faire tinter

d'autres petits rires-éclair dans les chaumières !

Nos rêves nous portent,

doux vaisseaux tentaculaires,

pieuvres vagabondes et longues nuits ailées,

vers ces plages d'étreintes imaginaires,

et ces vallées de mots qui s'élargissent sans arrêt.

Comme éclate une chanson-fée dans les rayons de juillet,

je navigue de toit en toit, et dissous les barrières,

armée de clés aux petits rires-éclair.

Pause verte


Ce parc est juste magique! Il y a toujours une lumière magnifique qui sublime le monde végétal, et puis y a une serre, avec plein de plantes luxuriantes dedans. Je me dis toujours qu'il y a des tas de fées et de lutins qui prennent le thé à l'intérieur et se font des trips qu'on ignore de l'extérieur... C'est un des rares endroits publics où j'aime me promener, retrouver un peu de quiétude dans ce petit poumon urbain, et m'installer tranquille pour lire, sans qu'on vienne m'interrompre. C'est l'avantage de vivre dans une ville de taille moyenne, on ne s'arrache pas la moindre touffe d'herbe dans une arène de petits citadins en mal d'exotisme.

mardi 6 décembre 2011

's wonderful, marvellous...

Voilà ce que j'ai envie de faire pour une fois! Enfourcher mon balai de sorcière et voler pour de vrai! Aller à SF, découvrir de nouvelles contrées, de nouvelles personnes, de nouvelles façons de vivre et de voir la vie, absorber le tout comme une étoile de mer assoiffée, écouter du blues, du jazz, du rock, du punk en live, par des grands, par des inconnus, dans des salles, des bars, des parcs, avoir le temps et le loisir de m'extasier de chaque nuage, chaque rayon de soleil, chaque coin de rue, prendre des photos, coucher sur le papier toutes ces péripéties impressionnistes, être sur ON constamment, perpétuellement sur le qui-vive, in love with life.
Je commence dés demain à travers un petit périple dans la ville de Poitiers, armée du Canon, et du désir de découvrir le hidden Poitiers, le Poitiers underground, de dénicher des petits trésors. Au rapport tomorrow night.