jeudi 8 décembre 2011
Pause verte
vendredi 2 septembre 2011
Paul's Place, Chartrons
Paul est le gérant de ce lieu pittoresque, et nous propose un choix varié de boissons et de succulents gâteaux faits maison... Je vous recommande d'ailleurs le merveilleux carrot cake!
Cet endroit n'est pas seulement un salon de thé agréable dans un quartier agréable, il propose aussi des centaines d'ouvrages différents en anglais et en français que l'on peut consulter sur place, dont on peut discuter avec Paul, qui est un passionné de lettres et de cinéma. D'ailleurs tous les derniers jeudis du mois, il propose une soirée Poésie où tous les écrivains en herbe peuvent venir lire leurs propres poèmes à un auditoire féru de belles lettres... Chez Paul, il y a tout! De la bonne gastronomie, de la bonne musique, des bons bouquins et des bonnes discussions!
Petite anecdote personnelle : j'avais ce livre de poèmes de Paul Eluard en édition bilingue en double, alors je me suis dit qu'il agrémenterait bien les étagères de Paul. Je lui ai donné l'ouvrage de bon coeur, juste pour le remercier d'avoir crée un lieu aussi sympa, et il a tenu à m'offrir une part de gâteau tout en me remerciant chaleureusement. Y a pas de doutes, c'est le gérant le plus sympa et le plus généreux au monde!
Allez-y, vous ne serez pas déçus!
Mon conseil de visite :
* un samedi matin, allez visiter le quartier des Chartrons. Vous pouvez descendre à l'arrêt Paul Doumer (tram C), et vous rendre sur la jolie place abritant certainement quelques étals de livres anciens. Baladez-vous dans la rue Notre Dame, et visitez tous les antiquaires du coin, ainsi que les boutiques de créateurs indépendants qui fourmillent aux Chartrons! Puis passez évidemment chez Paul pour le goûter, et finissez (ou commencez, c'est selon!) par une petite balade le long des quais.
vendredi 22 avril 2011
jeudi 21 avril 2011
vendredi 24 décembre 2010
mercredi 22 décembre 2010
Bordeaux. Voyage intérieur.
Octobre :
Voilà maintenant un mois que je suis bordelaise. Malheureusement, ce périple est un passage, et non un ancrage d'après les plans qui se bousculent dans ma tête. Mais les plans s'avèrent parfois de vastes chimères et la réalité une main puissante qui nous empoigne et contre laquelle nous ne pouvons lutter. Mon statut de bordelaise est donc nébuleux et indistinct, mais il se dessine au fur et à mesure que mon corps et mon esprit habitent cette ville.
Je ressens diverses émotions eu égard à mon nouveau berceau. Aristo, branché, wannabeparisian, rétro, ville-musée, population argentée et poésie des quais. Il y a de tout cela. Ici, on se sent rapidement important. Ecoles de commerce, banques, hommes et femmes d'affaire, il y a dans l'air l'amour de l'égo, l'amour du pouvoir. Les jeunes sont aériens, volatiles et pâles, les middle age sont ancrés, présents, et remplis de décisions. Les enfants sont des adultes miniatures aux moeurs et aux us décents et raffinés. Beaucoup courent après l'image et les icônes, ils les fusionnent avec leurs corps inachevés, leurs âmes affaiblies. Les toits sont beaux et poétiques, mais trop souvent préoccupés. L'horizon est apaisant car la perspective devient floue et ambiguë. Les premiers plans sont objectivement ravissants, mais trop de sentiments contradictoires en jaillissent. Comme dans toutes les grandes villes, on court après la paix. Dans les cafés, les parcs, les discussions le long des quais et les promenades amoureuses. Il y a ce sentiment d'ébullition où qu'on aille, comme si un nuage de feu peuplait notre tête et nous empêchait d'y voir clair, de dessiner un trajet limpide, comme si chaque vitrine, chaque arbre, chaque place, chaque distraction servait à nous détourner et à remplir notre être de colifichets et talismans vitaux. Contrairement à un village, ou toute zone moins encombrée sur le plan humain comme géographique, on ne peut définir sereinement notre relation de soi à l'univers. Dans un lieu moins dense, une relation de paix s'établit entre monde et être, le monde servant de miroir à l'homme. La distraction est diffuse, et permet la réflexivité. Il est très dur d'évoluer en toute objectivité sereine dans une ville aussi enfiévrée que Bordeaux. La concentration de choses, d'activités et d'âmes perturbe notre circuit interne. Notre fonctionnement propre en est érodé. S'installe paradoxalement un décalage dans la mécanique de l'être au fur et à mesure que le mécanisme de la ville semble de mieux en mieux huilé.
J'aime artistiquement parlant Bordeaux. Mais je n'aime pas humainement parlant la ville. Elle est trop épileptique de lumières et de divertissements dans le sens premier du terme, de détournements de ce vers quoi je tends naturellement. L'urbain et ses charmes laissent trop peu de place au naturel et à sa simplicité, sa vérité. Dans sa richesse et sa pluralité il y a aussi la fausseté, bien trop conquérante...
mardi 14 décembre 2010
Perpignan
Jamais je ne pensais ressentir un sentiment aussi puissant pour un lieu. Je me moquais bien des chauvins, mais maintenant je commence à saisir cet atavisme, cet attachement fort aux racines. Mes racines sont là bas, c'est là où j'ai grandi, vécu toute mon enfance invariablement, toute mon adolescence, où j'ai découvert la liberté, où j'ai éprouvé des joies, des désespoirs, où j'ai vu les plus beaux couchers de soleil au printemps, où le vent a failli m'emporter, où j'ai pu enlacer la mer Méditerranée jusqu'en septembre et sentir mon coeur battre à l'unisson des vagues brûlantes de poésie. C'est là que j'ai rêvé, heures et journées durant, à des ailleurs que je ne trouverai jamais. C'est là que j'ai appris, que j'ai aimé, que tout a commencé. Et c'est encore là-bas.
Je n'ai jamais retrouvé cette paix de l'âme ailleurs que là-bas.
Aujourd'hui je suis loin, je cours, je doute, je questionne, et cours, sans même danser... sans même rêver... tout n'est que praticité, nécessité de savoir TOUT DE SUITE, DEVOIRS... parfaits germes du doute et de la tristesse.
J'aime tout chez moi. J'aime prendre le bus qui s'éternise 45 minutes à faire tous les villages pour aller en ville, j'aime les quartiers cradingues et jouasses du centre, j'aime ces gens qui rient et parlent fort sans vergogne, j'aime la musique à fond des kékés le soir, j'aime mes autochtones de potes, j'aime le dédale des rues, j'aime ce côté village, ce côté cocon, cette proximité, cette curiosité. Car toutes ces qualités me manquent tant d'où je suis...
photos : http://www.visoterra.com/photos-perpignan/perpignan-le-canigou-et-la-tet.html
http://blog.bmykey.com/category/immobilier/actualite-en-france/languedoc-roussillon/pyrenees-orientales/perpignan/
jeudi 9 décembre 2010
Café Bordelais : "Au Cailhau"
Note : 8,5/10









Et on attend les premières lueurs vespérales pour s'enivrer de sons, de couleurs, de senteurs...
