mercredi 22 décembre 2010

mercredi 15 décembre 2010

The 90's

on pouvait ressembler à n'importe quoi d'informe et de mal assorti, c'était quand même trop la classe! (for non blondes)

Un grand espace à soi

Plus je vis, plus je me rends compte à quel point un GRAND espace est nécessaire à notre survie mentale, émotionnelle et spirituelle. Ici, dans ma cage à lapin bien mignonne, je péris à moitié. J'aime ce nid douillet, mais il me contraint à beaucoup dormir, à beaucoup faire pour la survie de l'espèce, mais pas à déployer mon imaginaire, ni à percevoir la clarté de l'horizon. Ici, ma perspective est réduite, me renvoie à la matérialité, et ne m'offre qu'une poésie urbaine sporadique.
On a besoin d'horizons dégagés pour nettoyer et élargir nos frontières mentales, on a besoin de grands espaces pour s'exprimer plus aisément, pour ne pas être heurté à la moindre contrainte qui nous renverrait à une matérialité bien trop présente, à des mouvements bêta bien trop répandus, au lieu de nous élever à l'alpha et au gamma... On a besoin de pulvériser nos plafonds LIMITATIFS, d'atomiser les murs, de destroy ce qui gêne notre épanouissement total.
L'espace réduit signifie (pour moi) relation réduite de soi à l'univers. Signifie repli sur les besoins primaires de l'humain ou sur ses obsessions, signifie circuit fermé car bien trop auto-alimenté. Invasion de l'obsession, de la monomanie, sphère physique et mentale complètement surinvesties. Peu de place pour l'émotionnel, l'artistique et le spirituel.

mardi 14 décembre 2010

Perpignan

Jamais je ne pensais ressentir un sentiment aussi puissant pour un lieu. Je me moquais bien des chauvins, mais maintenant je commence à saisir cet atavisme, cet attachement fort aux racines. Mes racines sont là bas, c'est là où j'ai grandi, vécu toute mon enfance invariablement, toute mon adolescence, où j'ai découvert la liberté, où j'ai éprouvé des joies, des désespoirs, où j'ai vu les plus beaux couchers de soleil au printemps, où le vent a failli m'emporter, où j'ai pu enlacer la mer Méditerranée jusqu'en septembre et sentir mon coeur battre à l'unisson des vagues brûlantes de poésie. C'est là que j'ai rêvé, heures et journées durant, à des ailleurs que je ne trouverai jamais. C'est là que j'ai appris, que j'ai aimé, que tout a commencé. Et c'est encore là-bas.
Je le sais, quand je reviens, je ressens un intense apaisement. La ville expulse des milliers de moteurs, de cris, de peurs par ses artères encombrées, les gens parlent plus fort qu'ailleurs, brûlent, bouillent, et ce bouillonnement interne est exprimé jusque dans la ville elle-même, sa vive circulation, ses quartiers colorés et chauds, sa lumière dorée et enveloppante. J'aime cette lumière. Tout est plus fort, plus chaud, plus vif, pourtant, en moi la paix se fait. Je suis sereine comme jamais. Je renoue avec mes racines, revois ma maison d'enfance, d'adolescence, les gens qui m'ont entourée, et je me sens si bien! Je n'ai plus besoin de courir à droite à gauche, en quête de je-ne-sais-quoi. Je peux me laisser aller et vivre au rythme des saisons, des journées, des lunes, je suis. Peu importe si je n'ai pas de but immédiat. La rêverie, les balades, et les songes sont autorisés et même inclus dans la vie naturelle de ce lieu. La lumière, la douceur du vent, le chant crépusculaire des oiseaux, les étoiles visibles la nuit, le murmure de la mer, le patchwork des vignes, le charisme des montagnes, tout nous enjoint à prendre le temps de nous arrêter et de contempler, seuls, errants peut-être, mais heureux, remplis.
Je n'ai jamais retrouvé cette paix de l'âme ailleurs que là-bas.
Aujourd'hui je suis loin, je cours, je doute, je questionne, et cours, sans même danser... sans même rêver... tout n'est que praticité, nécessité de savoir TOUT DE SUITE, DEVOIRS... parfaits germes du doute et de la tristesse.
J'aime tout chez moi. J'aime prendre le bus qui s'éternise 45 minutes à faire tous les villages pour aller en ville, j'aime les quartiers cradingues et jouasses du centre, j'aime ces gens qui rient et parlent fort sans vergogne, j'aime la musique à fond des kékés le soir, j'aime mes autochtones de potes, j'aime le dédale des rues, j'aime ce côté village, ce côté cocon, cette proximité, cette curiosité. Car toutes ces qualités me manquent tant d'où je suis...

photos : http://www.visoterra.com/photos-perpignan/perpignan-le-canigou-et-la-tet.html
http://blog.bmykey.com/category/immobilier/actualite-en-france/languedoc-roussillon/pyrenees-orientales/perpignan/

Amour toujours tu es le rêve des songeurs
Tu dépeuples les cœurs et attises les erreurs
Ton nom rampe comme une vipère assoiffée
Dont l'ombre chante d'acides vers éraflés.
On t'invoque t'adore et te glorifie
On s'inquiète s'écorche et s'horrifie
Car jamais le cœur autant ne subit
Que lorsque l'âcre rancœur s'écoule en un cri...
Aime! ou meurs, ainsi on te berce
Mais dans l'âme en silence on te blesse
Amour toujours tu es le rêve des songeurs
Aime, meurs, et accepte tes pleurs.

lundi 13 décembre 2010

Dans la fureur des cieux furibonds
S'isolent les coeurs envieux rubiconds,
Les destinées intenses des prophètes errants
Sont comme des lacets immenses d'êtres enivrants,

Hypnotisés en transe ils provoquent les feux
Des bêtes élancées dont se moquent les dieux,
Ratés sont leurs progénitures esclaves
Tarés sont leurs futurs, lourds nids d'enclaves.

Il y a en ce monde des sauveurs ignorés
Aliénés par d'immondes saveurs désossées
Qui s'hébètent et s'abîment dans des lueurs mort-nées
Dites belles et divines, mais de tumeurs ornées.

Ils mangent des rêves doux et plastifiés
Échangent des vers mous et apeurés
S'abreuvent de paroles et crèvent d'inconscience
S'émeuvent et s'enrôlent dans des trêves d'inconsistance.

samedi 11 décembre 2010

Ecriture automatique

Viendra une ère où la lumière sera bougie, où les époques se chevaucheront, plus de montres nous n'aurons, plus de devoirs stupides nous nous imposerons ; la terre et ses enfants nous cultiverons ; l'astre nous grandira, le ciel nous parlera ; dans les arbres nous vivrons en hauteur plus proche du ciel ; ce sont les montagnes qui gagneront ; plus fortes que les collines de métal qui envahissent le mental. Le paysage du coeur se propagera, se mêlera à nos rancoeurs nos douleurs et nos bonheurs car nous l'aimerons nous l'incarnerons. L'homme se débarrassera de ses angoisses de surface qui périment en profondes détresses. Il vivra en harmonie dans le monde ; animaux, végétaux, tout aura un lien. Sacrés nous sommes Sacrés nous serons car un jour nous le fûmes et souvent nous l'oublions.
S'approprier les rythmes des saisons et des ambiances comme les siens ; ne pas suivre l'oppressante tradition, emprunter le chemin adjacent et abscons, peut-être, mais le vivre vraiment, loin des déterminismes et des carcans d'Idées. Être l'Idée dans ce sentier qu'est ma vie, LA vie, L'Essence même de la vie : le Sentier.
Cela m'importe peu de danser pour autrui, je danse pour moi sans modèle ni étau, juste la pureté éthérée de l'Instant T et l'émotion incorporée. Pas de pression quant à une certaine régularité de la pratique. La pratique ne peut être confinée à la matérialité d'un horaire hebdomadaire et doit demeurer pure, fruit d'un instant, ou mourir.
Afin de créer, je dois être dans un état d'ouverture totale, suivre le fluide universel et ne pas m'assigner de but. Ainsi je suis libre et la poésie sans objectif restrictif m'envahit.

Je ne peux forcer la création, elle sort ou ne sort pas, elle ne s'invente ni ne s'improvise, elle s'impose toujours ; c'est une évidence à expulser tellement elle encombre l'esprit et le remplit d'une joie indicible mais qui se vit.